22 juin 2009
Mon diner chez Senderens

Quand, pour le lancement de la nouvelle Senseo, Philips m'a invitée à diner chez Senderens, je trépignais.
Quand il a fallu confirmer ma venue, j'avais envie de dire que même pour tester des prothèses auditives je me serais battue pour en être (mais vous pensez bien que je me suis abstenue, ça ne fait pas très smart).
J'étais à la fois excitée de pouvoir tester la cuisine du chef, et en même temps pressée de découvrir le lieu de mes yeux.
Il faut dire que de l'extérieur, on ne voit pas grand chose de la belle métamorphose qu'a opéré l'ancien Lucas Carton sous la houlette de Noé Duchaufour-Lawrance, et que cela n'a fait qu'attiser ma curiosité.
J'ai toujours aimé ça, quand les architectes gardent tout le patrimoine d'un lieu et le raniment par de belles trouvailles design: ici, ça donne de belles moulures rénovées et des banquettes modernes en cuir mordoré au rez-de-chaussée pour le Senderens; et des ambiances plus contemporaines et glam avec des clins d'œil anciens dans les salons et au Bar Le Passage, entre alcôves bois/feuilles d'or et tables en corian/lustres en plexi gravés de pampilles Baccarat.


C'est joli mais quand est ce qu'on parle du M.I.A.M.?
Je ne pense étonner personne si je dis que j'ai adoré, de bout en bout: le saumon demi fumé pané à la poudre de café accompagné par un whisky noyé à l'eau minérale (pour mieux apprécier son parfum ambré sans bruler les papilles), la pastilla de canard et sa sauce au café brulot dont je ne me suis toujours par remise (les pistaches entières mêlées aux morceaux de viande et aux petits raisins blonds m'ont laissée sans voix)


La belle découverte gustative du jour était pour les desserts, dont l'alliance avec le café révélait tour à tour la puissance du réglisse ou l'onctuosité de l'époustouflant coulant de SAMANA, un fondant au chocolat pas du tout conventionnel, arrosé en touche finale de crème anglaise moka.

Je suis repartie enchantée, repue, enivrée, la tête chargée des discussions riches partagées avec mes nouveaux comparses (merci Christian et Dorian!), et avec une petite boite de mignardises by Senderens au bout du bras (ainsi que les recettes du nougat au chocolat et de l'éclair au café, au cas où me viendrait l'envie d'imiter le maitre).
Et puis j'avoue, j'y retournerais bien... avec la formule entrée/plat/dessert à 36 euros le midi au Passage, on aurait tort de se priver de ce genre de grands plaisirs, non?
Senderens et bar Le Passage
9 Place de la Madeleine - Paris 8e
30 mars 2009
Miamlist
À force de manger des légumes à rien, des endives et des tranches de jambon, je développe une obsession, pire qu'avant encore, pour la bouffe. Le miam. Le BON miam.
Si bien que j'ai décidé de me dresser une Miamlist, pour dès que j'aurai le droit de lâcher un peu la bride: des choses simples, du sucre essentiellement, dont je ressens de plus en plus le manque.
(Je sais bien que cette démarche ne plairait pas du tout à mon médecin. Le problème, c'est que la bouffe, moi j'aime la faire, j'aime la regarder, la photographier et fatalement, la déguster.)
Sans ordre particulier et évidemment pas en même temps, voilà ce que je voudrais bien cuisiner/goûter:

Une tarte tropézienne // un bon pain au chocolat encore chaud - je me souviens d'un texte d'Irene Frain qui évoquait ses souvenirs d'enfance par l'image d'un pain au chocolat encore tiède, feuilleté, le chocolat fondant, le beurre à peine transpirant... c'est ça que je veux // un cheesecake avec des fraises, aussi bon que celui du Carnegy Deli à NYC // la pizza d'Al Taglio, et évidemment la pizza nutella-pignons // les roulés à la cannelle de Cococerise (si tu en es à en faire toutes les semaines, c'est qu'ils doivent valoir le coup) // des crêpes // des cookies, des cookies, des cookies - au chocolat noir, au chocolat blanc, aux pistaches ou au noix de macadamia, et ceux de Laura Todd aussi // une très bonne tarte au citron acidulée, meringuée ou non // un gâteau au chocolat, voire un mi-cuit // un kouign amann // des scones // des shortbreads // un bon granola // une pomme d'amour, même si je crois me souvenir que je n'aime pas spécialement ça...
et puis aussi:
retourner au Bottle Shop // aller chez Swann et Vincent // faire des lasagnes à la ricotta // des penne all' arrabiata // manger un poulet au gingembre de Paris Hanoï // tester enfin Le Loir dans la théière // retrouver des sushis au saumon mi cuit // comparer le macaron citron de Ladurée et de Pierre Hermé // goûter un éclair de La maison du chocolat // arroser un riz thaï d'un délicieux curry vert, jaune, ou rouge // retourner dans ce resto italien du 6e, qui fait des ravioles au fromage à la sauce osso bucco à tomber par terre //me faire une tartine de nutella ou de beurre salé // boire un chocolat chaud // ouvrir une bouteille de vin et me faire une assiette de fromages, avec du pain aux céréales...
Effectivement, vu comme ça, ça a l'air gargantuesque.
En fait, je pense - et j'espère m'y tenir - que dès que je pourrai, je me remettrai à profiter des bonnes choses. Mais différemment: plus avec gloutonnerie, ou avec indifférence (exit les Prince chocolat avalés à la va vite et les plâtrées de pâtes merdiques au fromage) mais en savourant chaque miette, chaque parfum, chaque saveur.
On dit qu'on reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en partant... je ne veux plus reconnaître le plaisir des bonnes choses au manque qu'elles laissent devant un fromage blanc 0%!
J'ai piqué les photos aux blogs suivants:
- Amuses Bouche
- Sucrissime
j'adore ces deux blogs pour la qualité des recettes, créatives, addictives, et la gourmandise des photos, qui provoquent un pic d'insuline à chaque clic...
- Nanikaa et Élo (vous aviez qu'à pas m'aguicher avec vos gourmandises d'abord)
- La méchante (qui n'est pas la dernière des blogueuses gourmandes)
09 octobre 2008
East Coast… épisode 3
Dans le précédent épisode de « Côte Est » :
Après une courte semaine à NYC, nos deux héros ont loué une jeep de dingue pour parcourir des paysages variés, de Cape Cod aux chutes du Niagara, en passant par Boston.
J14: Pennsylvania Dutch Country - comté de Lancaster.
Nous avions prévu d'aller en pays Amish, sans savoir vraiment à quoi nous attendre.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est une balade dépaysante. Après avoir récupéré la carte des alentours à l'Office du Tourisme, nous nous sommes embarqués dans un genre de "safari chez les Amish".
La voiture étant quasi obligatoire pour parcourir les routes et les petits chemins, il a fallu oublier l'idée de la balade discrète, et partir pour une observation en 4x4, vitres baissées, appareil photo bien caché.
Outre le fait que c'est dérangeant d' "espionner" les gens comme dans un zoo, et de voir des bus de touristes à l'affût des carrioles Amish, une fois que l'on a vu les fermes et les petites maisons, on a un peu tout vu...
et il vaut mieux s'arrêter là, plutôt que d'aller visiter The Amish Village, reconstitution d'un village Amish croisé avec le Walnut Grove de La Petite maison dans la prairie, et les boutiques-pièges-à-touristes des environs...

J15-J16: Washington DC
J'avais au départ assez peu d'intérêt pour la ville de Washington DC: je visualisais surtout la Maison Blanche, le Capitole, le FBI et tout le tralala, mais pas grand chose d'autre en fait.
Et la ville s'est finalement avérée être un des plus beaux coups de cœur de cet été.
Si on passe la visite du Mall, immense étendue verte où se regroupent tous les monuments et mémoriaux, Washington vaut surtout par sa quantité de musées tous plus intéressants les uns que les autres. Et gratuits. Je le redis pour ceux qui n'auraient pas lu, GRATUITS.
Si on ne compte que les musées Smithsonian, ça fait déjà 19 musées et un zoo à parcourir, dans une ville où il y a déjà tant de choses à voir!!
Forcément, 2 jours, c'est trop court pour tout voir, mais je suis sûre qu'avec plus de temps, l'arboretum et les musées d'histoire naturelle, de botanique et de l'espace à la sauce américaine doivent être canons!
Petit best-of néanmoins:
- l'East Building de la National Gallery of Art (le bâtiment a été conçu par Pei {oui... encore..!} et regroupe les œuvres contemporaines du musée)
- le Sculpture Garden du même musée. Malgré la pluie diluvienne qui tombait ce jour là, j'ai vraiment apprécié (et mitraillé de photos!). C'est le seul moyen qui me fasse accrocher à la sculpture contemporaine: j'ai adoré découvrir les oeuvres au milieu de la verdure, entre les arbres, j'ai l'impression que ces sculptures sont faites pour être exposées au grand air, pas enfermées dans les salles blanches des musées... l'araignée géante de Louise Bourgeois par exemple, avait bien plus de force dans ce jardin qu'au rez-de-chaussée du MoMa.
- le Smithsonian zoo. J'avais vraiment envie de voir ce qu'un zoo à l'américaine pouvait donner, bien que je ne sois pas spécialement fan des animaux en cage habituellement. Il faisait bien frais au milieu des arbres et des bambous, ça changeait de la canicule washingtonienne! (le Routard nomme ça très justement "l'Amazonie urbaine", moi j'appelle ça la fin de toute dignité humaine et fashionistique).
J'ai joué ma sale gosse en poussant des cris d'horreur devant les serpents, les caïmans, les insectes et les araignées; et des cris de ravissement devant les pandas et les petits singes... (visite insupportable pour les plus cyniques attention, grand danger de "ooOOOooh comme il est miiiignoooon... oooOOOoooh regarde il se met debout!!!! hiiiiiiiiii et celui là qu'il est est joliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii") oui, je sais, j'ai honte.
Bon, bon, trêve de confidences honteuses, reprenons le cours habituel de notre récit.
☆ Pour se balader... il y a en plus des musées et des monuments, pleins de quartiers sympas à parcourir.
- Adams Morgan, pour les restos, les boutiques et le street art, particulièrement marqué dans ce coin.
- Georgetown. Contrairement à ce que dit ce satané Guide du Routard, Georgetown n'est pas seulement le quartier des boutiques (même s'il y en a pleins de très mignonnes), c'est aussi le quartier du Cheasapeake & Ohio Canal, autour duquel il fait bon se perdre. ça m'a rappelé les quartier de Little Venice ou des docks à Londres, où j'adore me promener et prendre des photos... il y a aussi des lofts qui donnent vraiment envie, snirfl!
- East capitole. Là c'est un peu le concours du plus beau/pire/plus sauvage jardin: il y a ceux qui ont mis en place une tonnelle charmante avec des petites loupiotes pour le soir, ceux qui se la jouent jardins à la française et art topiaire sur 3m², ceux qui s'en foutent et laissent les herbes tout envahir, bouffer les trottoirs et soulever les pierres... et il y a ceux qui profitent de leur jardin pour afficher leurs opinions politiques (il ne fait pas bon soutenir McCain dans le coin!) et jouer les rebelles à l'ombre du Capitole..!

☆ Côté miam... Washington se veut l'une des capitales gourmandes de la Côte Est et ça se voit: la 18e rue affiche un nombre impressionnant de bar/restos bobos branchés.
Nous, on s'est fait un petit plaisir au Leftbank (sur la carte, c'est écrit Wired Bistro Lounge... genre!)
Évidemment, on s'est laissés séduire par la déco en premier, ensuite par la carte, et tout ça m'a fait penser au style du Tokyo Eat.
Argh, les prix font un peu mal (toujours penser aux 15% minimum de pourboire... toujours..!) particulièrement si vous prenez des sushis. Mais pour le reste, tout est tellement bon et raffiné qu'on oublie vite. Entre les cocktails, les plats, et les desserts (mmmm... le pumpkin cheesecake... miam), c'est certainement le meilleur resto de l'été, mais aussi l'un des meilleurs restos dans lesquels j'ai mangé, tout court.
Raaah j'arrête de vous en parler, je me mets à rêver de leur poisson sauce rouge et blanche (en fait une sauce au vin et une sauce au romarin à tomber par terre)... argh j'arrête j'ai dit!!
Leftbank
2424 18th street, NW
Washington DC
J17: Baltimore
Alors là, on sent que Baltimore est une ville qui a morflé et pas encore complètement récupéré.
LE truc que j'avais envie de voir depuis le début, qu'on ne peut voir qu'à Baltimore, c'était l'American Visionary Art Museum, qui regroupe les oeuvres des artistes barges, trash, complètement décalés.
Gros ratage! Le musée est ouvert tous les jours SAUF LE LUNDI et JOURS FÉRIÉS. Pile poil quand on y était quoi. Je me suis maigrement consolée avec la Sculpture plaza et la façade du bâtiment, que j'ai mitraillé autant que j'ai pu pour compenser. Autant dire que c'était loupé aussi pour la boutique du musée, un de mes détours favoris... j'étais bien énervée, et du coup, j'ai boudé et râlé pendant tout le reste de la journée! Baltimerde et crotte!
Le reste de l'activité de la ville est essentiellement concentré autour de l'Inner Harbor, dont on a vite fait le tour, entre l'aquarium et le vieux voilier.

Le soir, je sais pas si j'ai fait une crise de parano ou quoi, mais dans les rues, j'étais pas bien rassurée.
Yavait des types, même à la supérette, qui avaient l'air bizarre, avec leurs tatouages et leurs yeux rouges, ils avaient l'air de sortir d'un gang, et sur le coup, j'ai serré mon paquet de tortillas goût avocat très très fort contre moi.
A un moment, dans la rue, on a vu un rat. Puis deux, puis trois. Je me suis dit que cette ville n'était vraiment pas faite pour moi.
Le lendemain, c'était Labor Day, autant dire qu'il n'y avait PERSONNE dehors, pas un chat (...pas un RAT?) C'était bien sûr l'idéal pour visiter le quartier historique, Mount Vernon et Charles Street, mais c'était pas super gai.
Du coup, je suis restée sur ma mauvaise impression du soir, et sur les rues désertes et les baraques abîmées, c'est un peu dommage...
J18-J19: Philadelphie
Il faut croire qu'on avait pas encore bien récupéré de Baltimore, ou que tout ce qu'on avait vu, visité, marché, pendant les jours précédents nous avait plombés, mais on a eu une petite baisse de régime sur Philadelphie.
L'impression d'une Amérique qui se regarde un peu trop le nombril, ou qui monte en épingle des faits insignifiants de son histoire? Ou simplement le fait que cette histoire là m'est complètement étrangère ou que j'ai du mal à supporter la fouille des sacs, le regard inquisiteur des rangers à chaque musée, même quand il s'agit, à la fin de ne voir qu'une cloche?
Oui, je suis super critique et sarcastique, et pouet d'abord. Ça m'ennuie vraiment qu'on me fouille façon FBI pour trois bouts de monuments, même pas intéressants.

☆ Côté shopping: là c'est le pa-ra-dis. Que je vous explique: en Pennsylvanie, il n'y a pas de taxe sur les vêtements et les chaussures! ça veut dire que ce qu'il y a écrit sur l'étiquette, pour une fois, c'est VRAIMENT le vrai prix. Ouiiiiiii à moi les Urban Outfitters, les Anthropologie, les H&M et compagnie!
Voilà, maintenant, tout le monde est au courant: ce que j'ai surtout fait à Philadelphie, c'est du shopping!!
☆ Côté miam... paraît il que la spécialité de la ville c'est le Philly Cheese Steack. Nan pas le Philly cheesecake, le cheese steack (entraînez vous à le prononcer ça muscle le visage et la langue), un genre de sandwich au steack en tranches avec plein de fromage fondu dessus. Sur le papier ça avait l'air d'être une bonne idée, mais au final, je me suis dit que ça ressemblerait sûrement à du kebab et je me suis lamentablement dégonflée... ooouuuh la honte! oui, mais mes artères me remercient :)
J20-J21: Retour à NYC
Alors que la première semaine, la ville était remplie de touristes, et d'assez peu de new-yorkais, cette petite piqûre de rappel nous a permis de goûter la ville telle qu'elle doit être au quotidien: des monuments plus accessibles, plus de gens ultra-lookés, et encore plus l'expression de cette coolitude innée... une bonne façon aussi de se rendre compte du contraste énorme entre NYC, dense, aux milles visages, et les autres grandes villes de la côte.
Oh, pendant que j'y pense, j'ai oublié de vous parler de Moss, le Colette local. Il faut y aller, ne serait ce que pour la mise en scène des produits et la sélection de design super ultra pointue!
Moss
150 Greene street
NYC
Aller, une petite dernière pour la route. Aaaah, New-York...

à lire aussi:
- l'épisode 1: New York City
- l'épisode 2: Cape Cod, Boston, Salem, les chutes du Niagara
- les lieux de perdition... pour votre portefeuille!
- les achats!
23 septembre 2008
East Coast… épisode 2
Dans le dernier épisode de « Côte Est » :
J’avais décidé de faire bref et concis, mais mon enthousiasme pour Manhattan (aggravé par mon cerveau en berne ces derniers temps) m’avait entraîné vers un post d’une page pour résumer 5 jours dans la même ville.
Reprenons donc là où je vous avais quittés.
Après nos 5 jours à NYC, le vrai road trip pouvait enfin commencer… au volant de cet énorme truc:

Malgré quelques hésitations au début (« non mais t’es sûr que tu peux conduire ça ? non mais t’es SÛR ? bon. Ce que je vais faire, c’est que je vais dormir, comme ça j’aurai moins peur ») ma tendre moitié et moi nous sommes finalement bien habitués à l’engin.
Au 6è jour, nous avons donc pris la route pour Cape Cod.
J6-J8: Péninsule de Cape Cod.
Cape Cod, d’après ce que j’ai compris, est à Boston ce que les Hamptons sont à New York.
(Que celui qui a compris cette phrase me le fasse savoir.) En gros, c'est le lieu de villégiature privilégié des Bostoniens, qui adorent s'y baigner (gloups) et jouer au minigolf de jour comme de nuit, le long des routes principales. Roooh j'arrête pas de critiquer.
Il y a un côté assez étrange à être français sur les plages de Cape Cod, puisque le paysage ressemble à s'y méprendre à la Côte Atlantique, l'american touch en plus, avec ses maisons en bois blanc et ses phares.
Du coup, c'est apaisant d'être là, mais pas franchement dépaysant.
Peut être qu’en restant plus longtemps, en me baladant sur les îles de Nantucket et Martha’s Vineyard, j’aurais eu un déclic ?

Les paysages mis à part, Cape Cod vaut surtout par l’attraction locale : les croisières en bateau pour voir les baleines. (si vous n’en voyez pas, un deuxième voyage vous est offert !)
Les excursions partent de Provincetown, ville principale de la péninsule, et deuxième attraction locale.
Je m’explique : tandis que le reste de la péninsule est occupée l’été par une bourgeoisie middle class, pas forcément très jeune (et qui joue au mini golf si vous m’avez suivie), Provincetown est occupée par la communauté gay. Pardon, pas « occupée », monopolisée. C’est la première fois que je me promène quelquepart en ayant l’impression d’être hors norme (oh dear ! un couple hétérosexuel !).
Nous n’y avons passé qu’une petite journée, mais au vu des affiches disséminées dans les rues, les soirées à Provincetown doivent être animées : shows travestis, boîtes gays, costumes SM en vitrine dans les boutiques, mecs bodybuildés qui se baladent torse nu dans les rues, vieux bonhommes habillés en poupées… c’est drôle, et en même temps, j’aimerais pas y loger.
Les baleines donc.
Il vous faudra être patient, et avoir de bons yeux! (sinon, comme dans mon cas, on s'épuise vite à fixer l'horizon sans savoir ce que l'on est sensé voir... "eh, c'est pas une baleine ça? - non c'est un oiseau - et ça? - ça c'est un bateau. - ah! et ça? - ça? mais c'est rien du tout!")
Mais une fois qu'elles sont là, autour du bateau, évidemment c'est super et ça vaut le voyage!


J9 - J10: Boston
Bon, je vais arrêter de râler un peu. Boston, j'ai a-do-ré.
L'ambiance d'une grande ville américaine, et en même temps une ville beaucoup plus cool et détendue que NYC, avec un côté cosmopolite super sympa. En dehors des vacances d'été, je suis sûre que les grandes universités toutes proches doivent dynamiser tout ça encore un peu plus!
☆ Pour se balader... il faut évidemment faire le parcours "Freedom Trail", matérialisé dans la ville par une ligne rouge continue sur les trottoirs, peinte ou en brique, et qui commence par le Boston Common, un grand parc en plein centre ville. La partie la plus sympa vient pour la fin: le parcours se terminant en dehors de la ville, on peut rentrer en ferry, et faire un petit trajet de 15mn, qui permet d'admirer Boston depuis la mer. :) Mais mes deux endroits préférés pour vraiment se balader à la cool, prendre des tas de photos, c'est Back Bay et Beacon Hill.
Back bay, pour ses avenues bordées de maisons chics, mais surtout pour l'immense parc (the Esplanade) qui borde la Charles River: au coucher du soleil, c'est une balade mignonne comme tout, avec de très jolis points de vue sur la ville et sur Cambridge.
Beacon Hill, pour ses maisons victoriennes, les rues fleuries et les réverbères allumés le soir qui donnent au quartier une ambiance très romantique... et pour les boutiques et restos bobos évidemment!
En dehors des vacances, pensez aussi à faire un tour à Harvard... en août, tout le monde est en congés, forcément...

☆ Côté miam: il y a une petite gargotte sympa au pied de The Hatch Shell (Back Bay) qui fait une limonade fraîchement pressée parfaite pour une petite pause dans le parc. Mais le vrai bon plan, c'est le Parish café, sur Boylston Street. La terrasse était pleine, donc nous avons mangé à l'intérieur: des sandwichs principalement, mais vraiment très bons, des supers cocktails, une bonne bande son... rien que d'y penser j'ai envie d'y retourner!!
☆ Côté shopping: globalement, les boutiques sont les mêmes qu'à New York (à part sur Beacon Hill, mais là, ça m'a l'air cher, cher, cher!) Ce qui m'a quand même frappée, c'est l'attention portée aux vitrines des magasins: j'ai trouvé ça plus élaboré, plus coquet qu'ailleurs, j'en garde de bons souvenirs... et pleins de photos!
☆ Côté archi/design: à part l'architecture historique, Boston, c'est un peu le terrain de jeu de Pei, l'architecte de la Pyramide du Louvre. Mais le bâtiment le plus contemporain, c'est à coup sûr l'ICA (Institute of Contemporary Art) par Diller + Scofidio, qui offre en plus une vue superbe sur le Boston Harbour.


J11:
J'espère qu'aucun fan de Salem ne me lira... parce que j'ai envie de dire, circulez, ya rien à voir!
C'était prévisible, on a voulu voir quand même, la ville ne vit presque que par le commerce autour des sorcières. Possible que ce soit sympa en période d'Halloween. Mais pendant les vacances d'été, il vaut vraiment mieux profiter de Boston un jour de plus!
J12 - J13 : Niagara Falls
En dehors de la petite semaine à NYC, les chutes du Niagara, c'était un peu le clou de notre séjour, le crochet de la mort en voiture juste pour y aller, alors que ça n'était pas vraiment sur le chemin!
Il n'y a pas assez de mots pour dire la force de l'eau, le bruit, le nuage de brume soulevé, et l'étonnant calme de la rivière juste avant les chutes... j'avais tendance à me repasser sans cesse dans la tête les paroles de I've seen it all dans Dancer in the Dark: " You've never been to Niagara Falls? / I have seen water, it's water, that's all..." Que de l'eau effectivement, mais c'est l'un des paysages les plus grandioses qu'il m'ait été donné de voir!


Bon, par contre,, parlons franchement, la ville du côté canadien est horrible. Le genre Las Vegas des retraités ou la ville des lunes de miel de beauf, pas vraiment mon style quoi.
L'avantage du Canada, c'est qu'on est tout près de Horseshoe falls, la plus grande des trois chutes, et que l'on a un super point de vue sur les 2 autres chutes situées sur le côté américain. Le vrai inconvénient, c'est l'afflux touristique insupportable... et la commercialisation des chutes. J'avais très envie de voir la mise en lumière vantée dans le Routard, je m'en faisais une idée merveilleuse, et j'ai dû réviser ma copie très vite!! Des couleurs psyché immondes, j'ai rangé mon appareil vite fait quand les chutes sont devenues multicolores, berk berk berk!

☆ Pour se balader... les américains font bien les choses puisqu'un circuit est mis en place, avec des points de vue le long des chutes; un peu en amont sur les rapides; depuis un pont d'observation... et c'est nettement moins touristique qu'au Canada!
A faire absolument, les meilleures "attractions", la croisière Maid of the Mist qui permet de voir les chutes d'en bas (voire même de juste en dessous!), et The Cave of the Winds qui permet de s'approcher de très très près des chutes par des promenades et des escaliers.
C'est d'ailleurs là que mon appareil flambant neuf a pris l'eau avec moi et que j'ai cru devoir prononcer son décès... je suis restée traumatisée jusqu'à ce qu'il récupère. (ce qui a bien pris 3 jours!)

Dans le prochain épisode: Le Pays Amish, Washington, et peut être plus... encore une fois, stay tuned!
à lire aussi:
- l'épisode 1: New York City
- l'épisode 3: le pays Amish, Washington DC, Baltimore, Philadelphie
- les lieux de perdition... pour votre portefeuille!
- les achats!
10 septembre 2008
East Coast... épisode 1
Tellement de trucs à raconter et tellement peu de temps pour le faire!
Faut que je vous raconte les super surprises que j'ai eu à la rentrée (ironique), faudrait que j'avance un peu sur ma to-do list là, et puis surtout, il faut que je vous raconte tout ça avant que toutes les filles de la blogosphère parties à NYC le fassent avant moi.
Passque moi, j'y suis restée plus longtemps, et pis je suis rentrée d'abord hein.
Aller c'est parti.
Plutôt que de vous raconter en détail mes vacances (3 semaines, il se pourrait que ça fasse long) je vais essayer de faire synthétique sur toutes les villes visitées, en précisant mes coups de coeur pour se balader, pour manger, etc.
J1 - J5: New York City
On avait décidé de commencer par 5 jours à NYC, histoire de se mettre immédiatement dans l'ambiance. La suite a prouvé qu'on avait eu raison de commencer par là, je ne pense pas que l'on aurait eu la même avidité à tout visiter et la même énergie si on s'était gardé tout ça pour la fin.
Comme c'était notre première fois, on a essayé de voir le maximum de la ville; on a pris des photos, beaucoup; on a marché, énormément. Tellement qu'à la fin du 2e jour j'ai constaté le décès de mes pieds.
A J3 ou 4, il a bien fallu, la mort dans l'âme, que je m'achète des baskets... alors que j'en avais déjà une paire qui moisissait dormait sagement dans un placard à Paris.
Inutile de dire que j'ai a-do-ré me promener dans les rues.
J'ai l'impression que tous les quartiers de NYC pourraient exister indépendamment, tant l'ambiance, l'architecture, peuvent changer en quelques blocs. Les gens aussi, changent beaucoup d'un quartier à un autre, même s'ils gardent cette coolitude incroyable qui donne envie d'en être aussi.
New York, pour moi, c'est la ville qui a tout: des bâtiments superbes, des buildings immenses, d'où la vue embrassant toute la ville pourrait être admirée pendant des heures, des parcs agréables en plein centre ville, des quartiers résidentiels riches et tranquilles, d'autres beaucoup plus bobos, des espaces encore en friche et pleins de cachet, et puis surtout, un rapport à l'océan qui manquera toujours à Paris. Si j'étais new-yorkaise et que j'avais envie de faire un break, j'irais me poser tranquilou à Central Park ou à Madison Square Park, ou bien je prendrais le ferry pour Staten Island et je laisserais mon esprit divaguer...
Et puis New York, c'est une ville incroyablement photogénique: le moindre bout de mur provoque une photo, chaque coup d'oeil en l'air, chaque balade dans une petite rue ombragée est un ravissement et donne envie de dégainer... même Chinatown a ce côté cinématographique unique propre à NYC. Autant dire qu'avec mon nouvel appareil, je n'ai pas chômé, et je vais avoir du mal à vous faire un tri de mes photos... j'en faisais même le soir depuis la fenêtre de notre hôtel, qui disposait d'une incroyable vue en contre plongée sur l'Empire State!



☆ Pour se balader... coup de coeur pour le Meatpacking district (le côté friche industrielle, je suis toujours fan); pour West Village, Soho et NoLiTa, les boutiques toutes sympas, le côté résidentiel branché... chuis rien qu'une sale bobo! Et puis les immanquables: l'Empire State Building, et encore mieux, la vue depuis le Top of the Rock du Rockfeller center, Central Park, Time Square de nuit, la NY Public Library, et puis les musées, le MOMA, le Guggenheim, et le New Museum, le ferry de Staten Island, le Brooklyn bridge... tout vaut tellement la peine d'être vu!



☆ Côté miam: on a l'embarras du choix! Heureusement, j'avais piqué tous les bons plans de Nanikaa, et j'ai donc testé Rice, et son super tapioca au fruit de la passion... qu'il va falloir que je tente de faire à la maison. J'ai aussi testé Magnolia Bakery, en bonne fan de cupcakes et de Sex & The City. Et Café Lalo dans le West Side, un bon plan de Don't Be So French.
Mais si je ne devais choisir qu'un endroit, ce serait Shake Shack dans le Madison Square Park.
Évidemment, c'est toujours la sempiternelle junk food américaine, burgers, hot-dogs, frites, glaces, etc... sauf que.
Là, les gens font la queue pour y manger, ce qui prouve que c'est tout sauf un fast food.
Les frites sont maison, à priori moins grasses que les normales. Le shack burger est une pure tuerie, avec un tout petit goût d'ail dans la sauce qui réveille les papilles. La limonade fraîchement pressée est super aussi, et elle a un parfum de zeste qui ne trompe pas sur le caractère 100% fait maison de la chose.
Mais le mieux, c'est le cadre. Shake Shack est situé en plein coeur du Madison Square Park, lui même situé au beau milieu de la ville... ce qui permet donc de manger l'un des meilleurs burgers de NYC, avec les écureuils, les petits oiseaux et les vrais new-yorkais dans la verdure, le tout entouré de buildings. C'est pas beau tout ça?


☆ Côté archi/design: on avait fini par acheter le Wallpaper guide de New York.
Je peste toujours sur ces guides, qui sont blindés d'endroits géniaux mais hors de prix... mais il faut bien reconnaître quand même qu'il n'y a que là que l'on trouve les derniers bâtiments/boutiques à voir absolument.
Côté archi, j'ai eu un gros coup de coeur pour le Chrysler building évidemment, mais la Trump tower, la LVMH Tower, le Lipstick building et le Hearst Magazine building valent le détour... et la photo bien sûr!
J'ai aussi pas mal mitraillé la spirale du Guggenheim et la façade du New Museum :)
Côté design, NYC regorge de boutiques récemment rénovées qui valent la visite: Issey Miyake à Tribeca, dont l'intérieur a été confié à Frank Gehry; Prada à Soho, créé par Rem Koolhas: il y a eu tellement de parutions sur cette boutique que nous nous devions d'aller la voir, elle tient toutes ses promesses; Longchamp à Soho, espace étonnant tout en volutes de cuir créé par Thomas Heatherwick.
Enfin, pour nous remettre de nos émotions (et reposer mes pieds), on méritait bien une petite pause à l'hôtel Hudson, créé par Philippe Stark. On peut y boire un verre (le bar vaut vraiment le coup d'oeil) manger au restaurant, et en se faisant discrets, on a même pu monter dans les étages... jusqu'à la terrasse qui dispose d'une vue imprenable!
☆ Côté shopping: Je vous parlerai plus tard de mes emplettes chez Urban Outfitters et de mon crush pour Anthropologie. Le vrai bon plan pour s'approvisionner en livres d'art contemporain, de design, et en objets sympas, c'est le Design Store du MOMA... j'ai pas besoin de vous dire que je me suis lâchée!
Brooklyn
Assurément, la balade vaut le déplacement. Et puisque l'on avait décidé de voir la skyline depuis le Brooklyn bridge de nuit, autant passer l'après midi de l'autre côté.
☆ Pour se balader... faire un tour dans Brooklyn Heigts et plus particulièrement le long de l'East River, où il y a pleins de points de vue fleuris sur New York. Et coup de coeur pour Dumbo, le quartier qui s'étend entre les ponts de Brooklyn et de Manhattan: toujours ce côté friche industriel, et puis un parc super mignon d'où on a une vue superbe sur la ville... et sur les chutes d'eau temporaires installées par Olafur Eliasson.

☆ Côté miam... tant qu'on était à Brooklyn, on est allé se taper une énorme part de cheesecake chez Junior's. Apparemment, leur cheesecake est connu dans toute l'Amérique. C'était plutôt bon, carrément énorme (on aurait bien demandé une box, mais je me voyais mal me traîner mon gâteau sur le Brooklyn Bridge... j'ai donc été obligée de finir), mais bon sang, c'est quoi leur problème avec la pâte? moi j'aime le cheesecake avec une pâte à base de biscuits, et là c'était un genre de génoise. Trahison culinaire!

non, si vous voulez un vrai bon cheesecake digne de ce nom, allez au Carnegie Deli de NYC, la part est tout aussi énorme, mais délicieuse (pas comme leurs abominables sandwichs au pastrami!)

Rice
115 Lexington ave. (et E 28th st)
Magnolia Bakery
401 Bleecker st (et 11th st)
Café Lalo
201 W 83rd st (entre Broadway et Amsterdm ave.)
Shake Shack
Madison Square Garden (et entrée sur 23th st)
Hôtel Hudson
356 W 58th st (et 9th ave.)
Carnegie Deli
854 7th ave. (et 55th st)
Junior's
386 Flatbush ave. extension (et Dekalb ave.)
Downtown Brooklyn
Aïe. J'étais censée faire synthétique et je ne vous ai parlé que de New York!
Promis, la prochaine fois, j'essaie de boucler Cape Cod, Boston, et les chutes du Niagara.
Stay tuned!
à lire aussi:
- l'épisode 2: Cape Cod, Boston, Salem, les chutes du Niagara
- l'épisode 3: le pays Amish, Washington DC, Baltimore, Philadelphie
- les lieux de perdition... pour votre portefeuille!
- les achats!
02 août 2008
Carré Rouge
Chose promise, chose due comme on dit.
Rien que pour vous je me suis forcée à retourner chez Carré Rouge, le restaurant du Studio SFR, et à me taper un petit dessert!
Outre le fait que c'est la meilleure terrasse du quartier, on y mange vraiment bien. Ça change des éternels sandwichs, salades, quiches et compagnie (oui, bon, ça n'est pas non plus le même prix...)
Au menu aujourd'hui, une tartine de lotte - petite ratatouille - sauce curry, et un "Carré Rouge" pour dessert. Je me suis amusée à le décortiquer et à le prendre en photo sous toutes les coutures: les deux petits cubes (crème de citron et compote de framboise) et le biscuit étaient un régal, à déguster et à admirer.
Pfff... je suis décidément la proie idéale du marketing culinaire!


Pour un déjeuner (plat froid et dessert), compter environ 16 euros.
Comme ça ne cale pas les estomacs de garçon, des plats chauds sont aussi au menu, aux alentours de 15 euros.
Carré Rouge
au Studio SFR
7-9 rue Tronchet
75008 Paris>
28 juillet 2008
Rose Bakery... we did it!
On en avait beaucoup parlé et toujours remis à plus tard notre visite, et finalement... we did it!
Nous nous sommes donc retrouvées , Élo et moi, dimanche midi pour un brunch tardif chez Rose Bakery. Cinq minutes d'attente au comptoir m'auront suffit pour confirmer la réputation des produits: tout sent vraiment très bon et a l'air tout aussi délicieux.

Une fois attablées, tout ce qui est à la carte est très tentant, comme ce qu'il y avait au comptoir; ce sera donc Cheese scones aux oeufs brouillés et salade, Pancakes aux bananes et sirop d'érable, et jus orange-pêche-ananas pour moi.
Verdict de cette commande gargantuesque, tout est il aussi bon que ça en a l'air?
Oh que oui!!!
Élo note la fraîcheur de la salade de tomates toute simple qui accompagne les oeufs brouillés, je suis bluffée par le moelleux des pancakes, et complètement hypnotisée par les mûres qui sont à l'intérieur... non mais des mûres quoi!! bien dodues et juteuses, pas le genre de mûres lyophilisées que l'on trouve dans les yaourts des supermarchés, des mûres que l'on croirait ramassées au bord d'un chemin...
Ah... j'aurais bien voulu goûter les mythiques Carrot Cake et Cheesecake, l'Eton Mess, ou même les légumes préparés qui me faisaient de l'oeil, mais malheureusement, deux plats et un jus (tellement mousseux et épais qu'il a aussi pesé largement dans la balance) auront eu raison de mon appétit.
En ce dimanche après midi, je pouvais enfin dire: "Je me suis fait péter le bide chez Rose Bakery"*
Il fallait bien une petite balade dans le 18eme (elle aussi déjà repoussée maintes fois) pour faire passer tout ça: le quartier de Montmartre et des Abbesses prenait sous le soleil des allures de province et j'avais la meilleure des guides... une excellente après-midi!
Rose Bakery
46, rue des Martyrs
75009 PARIS
* vous noterez au passage l'exquis contraste de ces propos: jouer la bobo en brunchant chez Rose Bakery ne m'empêche pas d'employer des expressions triviales, tralalère.
26 juillet 2008
Tokyo Eat
Woooh, vous allez vous dire, attention, The Best Brunette livre la plus confidentielle de ses adresses!!!
Le Tokyo Eat, tout le monde y est déjà allé, c'est du vu et re-vu.
Alors pour les 4 péquins qui ne connaissent pas, ma mission est de vous dire: non mais vous attendez quoi, sérieux?!
Alors c'est sûr, tout le monde n'adhère pas forcément au "non-design" du lieu par Lacaton & Vassal, au sol-murs-plafond bruts et nus et au mobilier design posé là comme si on vous avait invité dans un squat bobo... (bon, je suis volontairement mauvaise langue, moi ça me va très bien!); mais passons sur ce premier à priori facile.
La carte est originale et impertinente, tant sur la forme (le bristol plastifié!) que sur le fond (ouh les jeux de mots qui tuent... je ne me suis toujours pas remise de "tokyo heat...un coup de froid? mot de passe: s'il vous plaid!" hihi)
mais ce qui vous accrochera et vous fera revenir, j'en suis sûre, c'est l'assiette!



au menu ce soir là:
une dorade à la plancha - sauce cacahuète - aubergines grillées et un cheesecake - sorbet mure framboise pour moi
des travers de porc caramélisés au sésame - purée maison et un fraisier à la pistache pour chéri... miam!
en plus, la carte change selon les saisons, donc il est fort probable qu'en septembre octobre, le Tokyo Eat nous réserve de nouvelles surprises...
si vous y allez, pensez à compléter la visite par un petit tour surprenant aux toilettes, à la librairie du Palais de Tokyo, particulièrement bien fournie en livres et magazines de design, archi, mode, graphisme, photo contemporaine et à la boutique, pleine de gadgets sympas.
Tokyo Eat
Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson
Paris 16e
09 juillet 2008
La Fromagerie 31

(pan Élo! j'ai dégainé avant toi...)
Quand deux cops blogueuses décident de manger dans un endroit à peu près équidistant un vendredi soir, ça donne... La Fromagerie 31, à St Germain.
C'est vrai que si on y réfléchit, il y a un petit côté artificiel à manger dans une fromagerie de quartier, au beau milieu de St Germain, avec le Café de Flore pas très loin et les touristes américaines qui nous dévisagent... (Shocking! French girls REALLY adore the fromage-qui-pue!!)
Eh oui, moi la pétasse parisienne aux sandales Maje jaune moutarde et doré, je me suis fait péter le bide avec ma copine, et même qu'on a pris en photo notre fromage...
Côté cuisine, La Fromagerie propose quelques salades, un aligot qui me faisait bien envie sur la carte, et surtout des assiettes de 7, 9, 12, (15?) fromages du jour, qui varient même selon les convives... le tout à déguster du fromage le plus doux au plus fort, et accompagné de pain, de salade avec vinaigrette à la moutarde à l'ancienne, de confiture de cerises noires selon l'envie, et d'une jolie sélection de vins...
On essaie de se retenir pour le dessert (pas comme nous, quoi) pour goûter les yaourts maison, le gâteau au fromage blanc, ou la coupe de fraises au sucre et à la crème fraîche... miam!
Au final, l'addition est un poil salée pour une assiette, mais tout est délicieux...
à retenir pour une envie transgressive de "french fromage"; promis la prochaine fois j'y vais en béret et je me prends en photo :)
La Fromagerie 31
64 rue de Seine 75006 Paris
29 juin 2008
Bai Thong
Un resto thaïlandais sympa, un peu à l'écart de l'agitation de Bastille.
C'est le resto de quartier par excellence (en semaine et au déjeuner c'est notamment la cantine de mon amoureux d'architecte et de ses collègues) et le soir on y est en 10 minutes à pied lorsqu'une envie soudaine de lait de coco se fait sentir...
... parce que malgré la carte diversifiée et très alléchante, on y revient surtout pour le curry de boeuf au lait de coco carrément à tomber!
Bai Thong
47 rue de Charenton 75012 Paris
et son pendant (pas encore testé)
Mai Thaï
24 bis rue Saint Gilles 75003 Paris





